Un an après le Marteau et l’Osef, (deux squats ouverts l’année passée afin de continuer la lutte à la frontière) un nouveau squat est venu perturber la tranquillité de la mairie Briançonnaise. (…)
Un an après le Marteau et l’Osef, (deux squats ouverts l’année passée afin de continuer la lutte à la frontière) un nouveau squat est venu perturber la tranquillité de la mairie Briançonnaise et de l’OPHLM 05.Le 16 janvier 2022 à 10h30, une procédure en référé (procédure d’urgence) en vue de l’expulsion du squat nous a été communiquée, avec une date de procès prévue le 7 février.Dans cette asssignation on apprend que l’OPHLM 05 revendique l’idée selon laquelle il nous serait impossible d’obtenir l’eau et l’électricité. « Le site est dépourvu d’eau et d’électricité sans possibilité de branchement sauvage, ce qui nous fait craindre que les personnes se chauffent avec des moyens dangereux ». A se demander si on jetterait pas nos selles par la fenêtre et si on se chaufferait pas avec un feu de camp dans le salon. Ces accusations sont pourtant bien sérieuses puisqu’elles constituent l’un des motifs principaux pour demander notre évacuation. Pourtant L’OPH 05, notre propriétaire (le même que le Marteau d’ailleurs) sait très bien que nous avons l’électricité, puisque des équipes de la société EDSB sont envoyées quotidiennement pour nous la retirer.Si notre domicile utilise des moyens conventionnels et sécurisés (pour nous ou les autres) d’obtenir l’électricité, les acharnements à l’encontre des squats contribuent à l’utilisation de potentiels « moyens dangereux ». Le problème peut donc être observé dans l’autre sens : c’est parce qu’on ne permet pas un accès facile à des conditions de confort primaires pour des personnes en grande précarité, que celles-ci peuvent en arriver à se mettre en danger. Au passage, ce n’est pas parce qu’on est pauvre qu’on ne s’y connaît pas en électricité !
Suite de l’article sur
0 commentaire