Un an après le naufrage d’un bateau de migrants qui a causé la mort de 27 personnes, Secrets d’info revient sur les circonstances de cette nuit tragique. Les services de secours français sont sous le coup d’une enquête, l’un des agents donne sa version des faits. A écouter sur https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/secrets-d-info/secrets-d-info-du-samedi-03-decembre-2022-5410900
Avec
- Laetitia Cherel Journaliste à la cellule investigation de Radio France
- Jacques Monin Directeur des enquêtes et de l’investigation de Radio France
Dans la nuit du 23 au 24 novembre 2021, 33 personnes montent à bord d’une embarcation pneumatique sur une plage du Nord de la France. Ils s’appellent Twana, Shakar, Ahmad… Ils ont fui l’Irak, l’Afghanistan, l’Érythrée, la Somalie ou encore l’Égypte dans l’espoir d’atteindre l’Angleterre. Mais au bout de quelques heures, le bateau prend l’eau et le moteur s’arrête. Paniqués, les passagers appellent les services de secours maritimes anglais (MRCC) de Douvres et les français du Cross (centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage maritimes). Malgré leurs appels, 27 personnes meurent noyées cette nuit-là car aucun bateau n’a été envoyé, alors que pendant quatre heures, les agents du Cross Gris-Nez communiquaient avec les personnes à bord de l’embarcation. Comment un tel drame a-t-il pu avoir lieu ?
Certains éléments du dossier judiciaire publiés par Le Monde et la cellule investigation de Radio France mettent en cause les secours français dans la gestion du naufrage. Un rapport de gendarmerie évoque une possible qualification de “non-assistance à personnes en danger”. Pour la première fois, un membre des services de secours français s’exprime, malgré son devoir de réserve.
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